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Sounds perfect Wahhhh, I don’t wanna

LE SOIR SUR L'EAU

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La noire gondole se glissait le long des palais de marbre,

comme un bravo qui court à quelque aventure de nuit, un stylet et une
lanterne sous sa cape,

Un cavalier et une dame y causaient d'amour: - ,, Les orangers
si parfumés, et vous si indifférente! Ah! signora, vous êtes une statue
dans un jardin!

- Ce baiser est-il d'une statue, mon Georgio? pourquoi
boudez-vous? - Vous m'aimez donc? - Il n'est pas au ciel une étoile qui
ne le sache, et tu ne le sais pas?

- Quel est ce bruit? - Rien, sans doute le clapotement des
flots qui monte et descend une marche des escaliers de la Giudecca.

- Au secours! au secours! - Ah! mère du sauveur, quelqu'un qui
se noie! - Écartez-vous; il est confessé‘’, dit un moine qui parut sur
la terrasse.

Et la noire gondole força de rames, se glissant le long des
palais de marbre comme un bravo qui revient de quelque aventure de
nuit, un stylet et une lanterne sous sa cape.

Aloysius Bertrand

In Deutsche

Am Abend aufm Wasser

Die schwarze Gondel gleitet die Marmor Paläste entlang
Wie ein Mörder der eilt für ein Nacht Abenteuer, ein Stilett und eine
Laterne unter seinem Cape.

Ein Beau und eine Dame da über Liebe schwatzen: - ,, Nach Orange
Riechst Sie, aber Sie sind so interesselos! Ah! gnädige Frau, Sie sind eine Statue
Im Garten!

- Ist mein Küß steinig, mein lieber Giorgio? Warum
Schmollen Sie? – Sie liebt mich, dann? – Es gibt kein Stern am Himmel der
weißt nicht, und weißt du nicht?

- Was ist der Laut? - Zweifellos, plätschern die Tide,
Auf und ab schlagt sie die Stufe der Treppe des Giudecca.

- Hilfe! Hilfe! - Ah! Mutter des Erlösers, jemand ertränkt!
- es macht nichts!; Er hat gebeichtet’’, sagt ein Mönch der erscheint auf der Terrasse.

Und die schwarze Gondel hat gerudert, gleitet die Marmor Paläste entlang
Wie ein Mörder der kehrt zuruck von ein Nacht Abenteuer, ein Stilett und eine
Laterne unter seinem Cape.

Aloysius Bertrand

LE SOIR SUR L'EAU.

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La noire gondole se glissait le long des palais de marbre,
comme un bravo qui court à quelque aventure de nuit, un stylet et une
lanterne sous sa cape,

Un cavalier et une dame y causaient d'amour: - ,, Les orangers
si parfumés, et vous si indifférente! Ah! signora, vous êtes une statue
dans un jardin!

- Ce baiser est-il d'une statue, mon Georgio? pourquoi
boudez-vous? - Vous m'aimez donc? - Il n'est pas au ciel une étoile qui
ne le sache, et tu ne le sais pas?

- Quel est ce bruit? - Rien, sans doute le clapotement des
flots qui monte et descend une marche des escaliers de la Giudecca.

- Au secours! au secours! - Ah! mère du sauveur, quelqu'un qui
se noie! - Écartez-vous; il est confessé‘’, dit un moine qui parut sur
la terrasse.

Et la noire gondole força de rames, se glissant le long des
palais de marbre comme un bravo qui revient de quelque aventure de
nuit, un stylet et une lanterne sous sa cape.

Aloysius Bertrand

In English

The Eve on Water

The black gondola was gliding along the marble palaces,
like a killer who goes in haste for his night adventure,
a knife and a lantern under his mantle.

A lady and her beau whispered sweet nothings.
- << You smell orange, but you are so indifferent!
Oh your lady, you are a statue in a garden!

-Is my kiss statue-like, my Giorgio?
Why are you so snobbish? - Can I understand that you love me?
- Any star in the heaven knows my sincere love, and you know it.

-I hear a sound. - I’m sure, the wave laps
Against a flight of stairs to the apartment.

- Help! Help! - Oh Saint Mary! Somebody is drowned!
- Don’t mind: He is confessed>>,
Said a monk who appeared on the terrace.

And the black gondola, pulled on the oar,
Was gliding along the marble palaces
like a killer who has come back from his night adventure,
A knife and a lantern under his mantle.

Aloysius Bertrand

venice gondola

Chanson d’automne

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Chanson d’automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine

In English

Autumn Song

A fiddle’s phone
In monotone
Begins to stir
My languid soul
Though it cajole
My past to blur.

I shall be broke
And loudly choke
Along the chime,
That censures me
As expellee
So long a time.

Exiled away
One windy day,
I’ve strayed in grief
To sojourn here
As if a mere
Departed leaf.

Paul Verlaine

chanson d'automne verlaine

Ondine

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Ondine

- “ Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui

frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta

fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ;

et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui

contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau

lac endormi.

 

” Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant,

chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais,

et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le

triangle du feu, de la terre et de l'air.

 

“ Ecoute ! - Ecoute ! - Mon père bat l'eau coassante

d'une branche d'aulne verte, et mes soeurs caressent de

leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénu-

phars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et

barbu qui pêche à la ligne ! ”

 

*

 

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son

anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et

de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.

 

Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle,

boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa

un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisse-

lèrent blanches le long de mes vitraux bleus.

 

Aloysius Bertrand

Ins Deutschen

Undine

“Höre ! - Höre ! – Ich bin’s, es ist Undine wer bürstet

Mit diesen Tropfen dein von die düster Mondstrahlen

Beleuchtet und gutschallend rautenförmig Fenster;

Auch bin ich die Schloßherrin im Wasserglanz

Wer starrt aufm Balkon die schöne Sternennacht

Und den schöne See in Schlaf.

” Jemand Strom ist eine Undine die swimmet am Fluss,

Jemand ist ein Weg der sich windet zu meinem Palais,

Und mein Palais ist gebaut im Grunde des See,

Im Dreieck des Feuer, der Erde und der Luft

*

“ Höre! - Höre! - Mein Vater schlagt das quakend Wasser

Mit dem grüne Erlezweig und meine Schwestern streicheln

Mit ihre schäumende Arme das frische Eiland wo die

Wasserlilien und die Gladiolen blühen oder machen die abfallend

Und bartige Weiden die angeln ! ”

Ihr murmelnend Gesang, sie fleht ich möchte

Ihre Ring am Finger tragen und ihre Gatte sein.

Und sie bittet mich zu kommen als König der See.

Als ich ihr antwortete daß ich liebte eine Sterbliche,

Mürrisch und ärgerlich, hat sie Tränen vergießt, Schrei

Gespitzt und sich aufgelöst in Schauer der troptet

Entlang mein blaue Glas.

Aloysius Bertrand

Ondine

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- “ Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui

frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta

fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ;

et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui

contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau

lac endormi.

” Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant,

chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais,

et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le

triangle du feu, de la terre et de l'air.

“ Ecoute ! - Ecoute ! - Mon père bat l'eau coassante

d'une branche d'aulne verte, et mes soeurs caressent de

leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénu-

phars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et

barbu qui pêche à la ligne ! ”

*

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son

anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et

de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.

Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle,

boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa

un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisse-

lèrent blanches le long de mes vitraux bleus.

Aloysius Bertrand


In English

 

Ondine

 

“Listen!- Listen to me! - It’s me, Ondine,

Who brushes with raindrops your lozenge window

Illuminated by the gloomy ray of the moon.

And here is the manor lady, clothed in mohair,

Who contemplates from her balcony the beautiful

Stars reflected on the quietly sleeping Lake.”

 

“Every wave is a water nymph who swims in the stream,

Every stream is a path winding to my Palace.

My Palace is fluid, at the bottom of the Lake

In the triangle of fire, earth and air.”

 

“Listen! - Listen! - My father whips the croaking water

With the green alder branch and my sisters caress

With their foamy arms the fresh island of herbs,

Water lilies and gladioluses, or mock the old

And bearded willow that angles in the Lake.”

 

*

 

In her murmuring song, she eagerly begged me

To wear her ring on my finger as her husband,

And to visit her Palace as heir to the King of the Lake.

 

But I answered that I love a mortal woman,

Mortified. she shed tears with a sullen look

And burst into shrieks of laughter and slipped

Into a white shower that streamed down my blue windows.

 

Aloysius Bertrand

The Rose Family

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The Rose Family

The rose is a rose,
And was always a rose.
But now the theory goes
That the apple’s a rose,
And the pear is, and so’s
The plum, I suppose.
The dear only knows
What will next prove a rose.
You, of course, are a rose–
But were always a rose.

Frost

Die Rosenfamilie

Die Rose ist eine Rose
Und ewig eine Rose.
Nach der Neudiagnose
Ist der Apfel eine Rose
Und so ist die Aprikose
Und der Kirsch, ihr Genosse.
Aber ich leise liebkose
Dich, meine echte Rose!
Du bist natürlich eine Rose
Und ewig eine Rose

Übersetzt von fminorop34a-fan

rose frost plum

The Rose Family

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The Rose Family

The rose is a rose,
And was always a rose.
But now the theory goes
That the apple’s a rose,
And the pear is, and so’s
The plum, I suppose.
The dear only knows
What will next prove a rose.
You, of course, are a rose–
But were always a rose.

Frost

La famille de la rose

La rose est une rose
Et était toujours une rose,
Mais on sait autre chose.
La pomme est une rose
Et la poire aussi une rose.
Et la prune, je suppose.
Ma chère, ma fleur éclose,
La liste n'est pas close !
Bien sûr tu es une rose
Et étais toujours une rose.

Traduit par fminorop34a-fan

rose frost always theories of course

Chanson d’automne

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Chanson d’automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine


In English

Autumn Song

A fiddle’s phone
In monotone
Begins to stir
My languid soul
Though it cajole
My past to blur.

I shall be broke
And loudly choke
Along the chime,
That censures me
As expellee
So long a time.

Exiled away
One windy day,
I’ve strayed in grief
To sojourn here
As if a mere
Departed leaf.

Paul Verlaine

chanson d'Automne sangulot violon automne blessent

春暁

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春暁

春眠不覺暁         
處處聞啼鳥         
夜来風雨聲       
花落知多少 

孟浩然
        
Même l'aube pourpre

Au printemps même l'aube pourpre ne me réveille
Que les joyeux oiseaux chantent à merveille
Il faisait du vent depuis la nuit derniere
Les fleurs ont tapissé toute la cour arriere.

Meng Hao Ran

printemps aube poupre reveille joyeux oiseaux merveille derniere fleur tapisee cour arriere Meng Hao Ran

春暁

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春暁

春眠不覺暁         
處處聞啼鳥         
夜来風雨聲       
花落知多少 

孟浩然

In Deutsch

Die süße Frühlingmorgen

Die süße Frühlingsmorgen nie macht mich wach.
Dort und hier singen die frühe Vögel nach.
Vor Dämmerung weht der starke Wind erneut.
Er hat die Weißblumen auf dem Hof erstreut.

Meng Hao Ran

süße Frulingmorgen vogel dammerung erstrueut 春暁 春眠 暁 處處 啼鳥